
Création prévue pour la saison 2027-2028
Certain·es scientifiques actuel·es proposent de situer notre présent dans une nouvelle époque géologique : l’anthropocène.
Elle désignerait cette période où la terre a tellement été retournée et modifiée par l’humain que l’humain lui-même serait devenu une « force tellurique », capable de trouer les montagnes et de modifier durablement les paysages. De plus, les modifications que nous apportons aux matières organiques qui nous entourent composent le monde avec de nouveaux éléments, comme le plastique, l’acier ou autres produits issus de la chimie. Nos villes, nos routes, nos infrastructures essaient toujours plus de grignoter les espaces libres, les friches, les forêts. Nous enfouissons, nous jetons à la mer, nous cachons sous nos matelas tout ce que nous ne voulons plus voir. À force d’enfouissement et de consommation, nous participons à créer cette nouvelle croûte terrestre.
Comment nous préparer à vivre sur les ruines que nous créons ?
Vivarium Kitkat est une performance chantée entre le concert, la performance théâtrale et l’art de la transformation par le costume et la marionnette.
Au plateau, un rectangle de praticables et dessus un acteur qui chante. Autour du rectangle, une équipe de création qui prépare un concert. Au centre du rectangle, une poubelle s’érige comme la promesse d’un voyage vers les bas-fonds. Puis le concert commence et le chanteur décide de plonger dans la poubelle comme on partirait explorer une terre inconnue. Au fond de cette poubelle, il essaie de se raconter, d’expliquer ce nouveau monde de déchets et de ruines dans lequel il évolue : l’anthropocène.
À force de chansons et de déchets, notre personnage recrée un bout de nature en kit, un vivarium cassé avec les restes bruyants d’une humanité vorace. Il essaie autant que possible de l’habiter, de le remplir de nouvelles musiques et de nouveaux mots, de se confectionner d’autres corps, et de voir ce que l’on ressent lorsque l’on se sent autre, coq, ours ou taupe, sur ce bout de planète retournée.
Vivarium Kitkat est une réflexion sur nos manières d’habiter notre nouvelle ère géologique faite de plastique et de pétrole. En allant explorer le fond de nos poubelles, le spectacle propose de prendre un autre point du vue et de découvrir ce qu’il y a derrière nos vitres-horizons de gratte-ciel et d’usine. C’est une réflexion globale sur notre appréhension du Vivant, et sur les possibilités de retrouver une place plus juste dans sa balance.
Nos transformations de corps et d’espaces nous mèneront à penser notre précarité comme un endroit de puissance, une possibilité de repartager le pouvoir dans une cosmologie plus large que celle proposée par le capitalisme, en y intégrant les maux de notre époque et celles et ceux qui restent là pour les porter. Celles et ceux qui restent là pour réagencer le monde, comme autant de vivants voulant sortir de l’immobilité d’un mouvement de machine.
→ Résidence d'écriture et de composition - Montpellier (34)
→ Résidence d'écriture et de composition - TNP, Villeurbanne (69)
→ Sortie de résidence - Le Bercail, Dunkerque (59)
→ Résidence de recherche au plateau - Le Bercail, Dunkerque (59)
→ Résidence dramaturgique - Le Bercail, Dunkerque (59)
→ Sortie de résidence - Le Bercail, Dunkerque (59)
→ Résidence de recherche au plateau - Le Bercail, Dunkerque (59)
→ Résidence de construction - Le Bercail, Dunkerque (59)
→ Résidence d'écriture - Le Bercail, Dunkerque (59)
→ Résidence de recherche à la table - Les Grandes Folies, Saint-Julien-de-Civry (71)
→ Résidence d'écriture - Maisons Mainou, Vandœuvres (Suisse)
→ Résidence d'écriture - Le Bercail, Dunkerque (59)
Luca Fiorello
Avec
Luca Fiorello, Joris Rodriguez
Composition
Thibault Gomez
Scénographie
Lola Sergent
Costumes
Maya-Lune Thieblemont
Production
Bal de Loutres
Maisons Mainou, Le Bercail, TNP, MTA Maison du Théâtre d'Amiens Métropole, Le Tas de Sable
Coproductions
Le Bercail, MTA Maison du Théâtre d'Amiens Métropole
Soutiens
DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, SPEDIDAM